2016, année du désaveu

On se souvient tous des promesses de campagne tonitruantes de 2014 : musée rénové pour 10M€, école neuve (en zone inondable !) à Montanou pour 10M€, technopôle à Donnefort, façades rénovées au marché parking… Oui mais à promettre au delà du possible, il fallait bien avouer que toutes ces promesses étaient intenables et trouver un coupable.

Le plan d’économies de 50 Md€ en 4 ans du gouvernement serait donc à l’origine de ce grotesque rétropédalage de début de mandat. On notera que la droite propose 100Md€ d’économies pour le prochain quinquennat. Restrictions budgétaires qui affecteront davantage les services publics de justice, de santé, de police, d’éducation… Bon courage.

Mais les chiffres sont têtus ! La situation budgétaire de la ville est bien meilleure que celle prévue en 2014, contrairement au quotidien des Agenais.

Montants cumulés 2015-2020 Recettes Dépenses Epargne brute Projets d’investissement
Présentés en 2014 249,3 M€ 228,3 M€ 20,9 M€ 42,4 M€
Présentés en 2016 249,2 M€ 220,1 M€ 30,3 M€ 24,6 M€

 En vérité, Agen, ville pauvre, bénéficie de la solidarité fiscale votée par la loi de finances. Hélas, nous ne verrons pas la couleur de cet argent, tel est le choix du maire. Pour plus d’infos, contactez nous au 07 82 15 61 72.

 

Transport et stationnement – Emploi et attractivité : du symbolisme à l’immobilisme

Aussi captivant que soit le projet ACB2 et la rénovation des voiries, la rareté des publications municipales m’oblige à détourner votre attention pour faire le point sur ce qui nous semble être au moins aussi important : l’attractivité de notre ville et l’emploi sur notre territoire.
Transport et stationnement : un pas en avant deux en arrière
Après avoir chassé la voiture du centre ville lors du dernier mandat, on assiste au retour des horodateurs et à la fin des navettes Agglo express. Pire, après avoir bricolé un réseau de bus qui donne l’impression de tourner à vide, ordre a été donné de le détricoter car trop coûteux. Dommage, car c’est un bel outil qui, bien géré, pourrait être financièrement plus équilibré, moins coûteux pour les entreprises et gratuit pour les utilisateurs, à l’image du réseau de transports de l’agglo de Compiègne.
Emploi et attractivité : du symbolisme à l’immobilisme
On nous vend encore la ZAC de Donnefort comme une « opportunité rare d’investir » ! Seul hic, les 1,9M€ pour réaliser les travaux ont été supprimés. On n’hésite pas non plus à diffuser auprès des conseils de quartier ou des élus des communes de l’Agglo le film promotion du « TAG » avec arrivées des entreprises pour 2016 et gare LGV pour 2020 ! Alors que l’on sait qu’une décision de justice a plongé le projet dans un coma artificiel pour près d’un an. Sans commentaires.
A tout miser sur cette zone, à l’exception de la mission locale, l’Agglo pour l’emploi est en panne. D’ailleurs la page « Implantez votre entreprise » du site Agglo-agen.net reste désespérément vierge.aggloimplantersonentreprisePréférant cumuler les mandats, ce qu’il reconnait volontiers, le Président Jean Dionis a, depuis son élection à la Région, abandonné la présidence de la commission économique de l’Agglo.
Malgré le grand renfort des communicants en tout genre, ne se réclame pas développeur qui veut.

Billet d’expression politique Agen Actu 

Budget de l’agglo : Eyssalet met les pieds dans le plat

Délégué à agglo Agen et conseiller municipal de la ville, le socialiste Emmanuel Eyssalet a écrit au préfet, mais aussi à la chambre régionale des comptes, au sujet des finances de la collectivité.

Adressé au préfet, au président de la chambre régionale des comptes et au directeur de la Banque de France à Agen, le courrier date de novembre, il est resté sans réponse. «D’ailleurs, je n’en attendais pas», explique Emmanuel Eyssalet.

«Je suis nouvel élu et j’observe que la présentation des budgets 2014 et 2015 a été élaborée avec des changements de l’un à l’autre qui ne sont pas seulement justifiés, àmon avis, par la baisse des aides de l’État (dotation globale de fonctionnement, N.D.L.R.) mais bien par le choix d’un monoprojet, celui du technopole Agen Garonne.» Lire la suite

Déchéance de nationalité : les socialistes du Lot-et-Garonne interpellent leurs parlementaires

Demain après-midi, les députées du Lot-et-Garonne devront se prononcer sur le projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation.

Le débat sur la déchéance de nationalité s’est bien évidemment invité au conseil fédéral du Parti Socialiste de Lot et Garonne. Ce conseil est composé de militants appelés régulièrement à se prononcer sur la ligne politique de leur formation tant au niveau local que national.

Lors du Conseil fédéral du 29 janvier, une motion a été adoptée à l’unanimité moins une abstention, contre l’inscription de la mesure de déchéance de nationalité dans notre Constitution proposée par le Gouvernement.

Par cette motion, les Socialistes du Lot-et-Garonne demandent à leurs parlementaires de s’opposer à l’inscription de cette mesure dans notre Constitution, rappelant que, pour eux, « l’urgence est au renforcement des moyens donnés aux Renseignements, à la Justice et à l’Education. Plus que tout, nous devons retrouver le sens de nos engagements et relever les défis économiques et sociaux du pays. »


 

Motion relative au débat sur la mesure d’extension de la déchéance de nationalité

Le Conseil fédéral de Lot et Garonne tient à affirmer son entier soutien au Président de la République et au Gouvernement dans la lutte engagée contre le terrorisme.

En ces temps où l’obscurantisme cherche à battre la raison et où notre pays a été et reste la cible des terroristes, notre réponse doit être ferme. Elle doit encore être exemplaire au regard des valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité qui constituent notre identité et dont nous sommes les plus fervents défenseurs.

Alors que le Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, souhaite que s’ouvre au parlement et dans l’ensemble du pays un débat sur la possibilité d’étendre la déchéance de nationalité aux citoyens nés français et jouissant d’une autre nationalité, nous tenons à affirmer sans ambiguïté notre opposition à cette mesure.

  • Considère que cette mesure n’a strictement aucune efficacité face à des terroristes qui ne craignent pas de se faire exploser ou de mourir ;
  • Considère que cette mesure n’est en pratique peu ou pas applicable, le Premier Ministre ayant précisé que les personnes frappées par cette déchéance seraient jugées et condamnées en France et purgeraient leur peine de prison en France ; ce ne serait donc qu’à l’issue de leur peine qu’ayant été déchues de la nationalité française, elles seraient expulsées. Un tel dispositif n’est pas pertinent et même contreproductif, car il implique de perdre la maîtrise et la surveillance sur des individus qui resteraient potentiellement dangereux ;
  • Considère que si cette réforme constitutionnelle était adoptée, elle inscrirait dans la constitution une division parfaitement artificielle entre deux catégories de Français. L’idée que des enfants nés Français ne rentreraient pas tous strictement dans le même cadre constitutionnel est une entorse aux principes du droit du sol, principes datant de la Révolution française, et que l’extrême droite a toujours contesté ;
  • Considère que l’adoption de cette mesure serait une victoire de l’extrême droite et serait une défaite culturelle supplémentaire pour la gauche. À l’heure où l’égalité de tous est notre rempart, nous ne saurions créer des différences constitutionnelles entre Français.
  • Demande aux parlementaires socialistes de Lot-et-Garonne de s’opposer à l’inscription de cette mesure dans notre constitution. Pour nous militants socialistes, l’urgence est au renforcement des moyens donnés aux Renseignements, à la Justice et à l’Education. Plus que tout, nous devons retrouver le sens de nos engagements et relever les défis économiques et sociaux du pays.

Technopole Agen-Garonne : la procédure est relancée

«Une procédure mal partie est une procédure mal arrivée» commentait Henri Tandonnet, selon ce qu’il se dit dans le milieu juridique. Nouveau rebondissement dans l’histoire du Technopole Agen-Garonne, jeudi, en conseil communautaire…

Une fois c’est oui, une fois c’est non. Le feuilleton relatif à la création du Technopole Agen-Garonne continue. L’Agglomération d’Agen a décidé d’installer, sur la commune de Sainte-Colombe- en- Bruilhois (et Brax), une zone d’activité concertée nommée Technopole Agen-Garonne. La genèse du projet remonte à 2005, lorsque la CCI de Lot-et-Garonne demande plus de terres pour accueillir de nouvelles entreprises. En 2008, pour la première fois, les études se penchent sur les champs de Sainte-Colombe. En avril 2014, le préfet autorise le projet d’aménagement de la zone Technopole Agen-Garonne. Encore faut-il que les terres, jusqu’alors agricoles, deviennent constructibles. Il faut donc réviser le plan d’occupation des sols. Ce qui est fait. Or, ce nouveau Plan local d’urbanisme (ancien POS) est annulé en février 2015, redonnant ainsi aux terrains concernés leur caractère agricole, et les rendant donc inconstructibles. Ce qui entraîne, le 22 décembre 2015, l’annulation par le même tribunal administratif de Bordeaux, de l’autorisation préfectorale pour ce projet. Lire la suite

Intervention sur le TAG – Conseil communautaire du 14 Janvier 2016

Aujourd’hui, il nous est demandé de voter cette délibération pour obtenir la « mise en compatibilité » qui « compenserait » l’annulation du PLU, si j’ai bien compris.

Cette nouvelle DUP a donc pour seul but de réaliser le plus rapidement possible les expropriations suspendues. C’est bien cela ?

Alors, avant d’exposer mon point de vue, sans que me soit opposée la problématique de l’emploi qui, à elle seule, justifierait toute la conduite de ce dossier, je veux rassurer, ou pas, mon collègue Pierre Chollet.

L’avenir des 400 jeunes Agenais diplômés à bac +5 ne se joue pas sur la réalisation cette année ou dans deux ans du TAG. Au mieux, une poignée de ces diplômés seront susceptibles d’occuper un emploi dans cette zone industrielle, zone dédiée à la logistique, à la transformation ou à la production et non aux hautes technologies. C’est dommage, mais c’est comme ça.

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Politique – Trois questions à… Emmanuel Eyssalet

Membre de l’opposition de gauche, Emmanuel Eyssalet se montre très critique, et met dos à dos le candidat Jean Dionis et le maire Dionis Jean.

Quel regard portez-vous sur cette année qui s’achève, s’agissant de l’action de l’équipe municipale élue en 2014 ?

Passée l’euphorie de 2014, la déception des Agenais devient palpable. Le maire se félicite des réalisations tardives promises en 2009 : maison des enfants (ancienne école Charles-Duffour), rénovation de l’école Scaliger initialement prévue en 2010… Grand bien lui fasse. Car, pour le nouveau mandat, ça commence plutôt mal. Lire la suite

Une motion de soutien en faveur du maintien de la brigade des douanes

La motion avait été présentée lors du dernier conseil municipal mais elle n’avait pas été soumise au vote. Emmanuel Eyssalet a une nouvelle fois exposé samedi la motion portant sur la restructuration du bureau des douanes et la disparition de la brigade de surveillance et d’intervention des douanes d’Agen.201511302396-full

«La démarche de modernisation de l’action publique engagée par le gouvernement, dans un contexte budgétaire contraint, a amené le ministère des Finances à élaborer un projet stratégique qui doit progressivement se traduire dans les nouvelles modalités d’action de la douane, notamment dans son organisation», débute le texte. Outre la restructuration du service territorial avec la dématérialisation des procédures de perception d’impôts indirects et de recettes, la brigade de surveillance et d’intervention d’Agen serait impactée et rattachée à Arcachon. Lire la suite

Centres de loisirs : factures et réactions rétroactives

Le conseil municipal de lundi aurait pu être le théâtre d’un rassemblement de parents. Ce ne devrait pas être le cas, même si la grogne est réelle. en cause, une facture adressée aux familles dont la progéniture fréquente les centres de loisirs et utilise les moyens de transports dédiés entre les Îles et Donnefort, le mercredi.

Le 18 septembre lors d’une précédente séance de conseil municipal, les élus ont délibéré sur le coût de ce transport désormais payant. Et parmi les familles utilisatrices, des parents ont remarqué que la note avait un goût salé, avec effet rétroactif, puisque la facture prend en compte l’ensemble du mois de septembre, avant le vote au conseil. L’augmentation globale (transport payant et augmentation des tarifs) est de 65% dans certains cas. Une famille avec deux enfants voit ce même tarif passer de 3,20 € à 5,30 € par tête. Si le rassemblement des parents ne semble plus à l’ordre du jour, le chef de file de l’opposition socialiste, Emmanuel Eyssalet, s’interroge à voix haute avant lundi : «On fait payer 10 000 € supplémentaires aux familles alors que le service de transports était gratuit et par ailleurs, la municipalité augmente ses dépenses de communication de 15 000 € (nouveau prestataire après appel d’offres, NDLR). Est-ce à dire que l’argent des familles est détourné au profit de la com’ du maire ?» Eyssalet pose également la question de cette «rétroactivité» des frais de transports qu’il considère à tort ou à raison «illégale.» Ce point n’est pas à l’ordre du jour. Lire la suite

Ripeurs au XXIème à Agen et Patenôtriers du XIIème, même combat ?

Demain les ripeurs de l’Agglo seront en grève. Je soutiens leur mobilisation.
Alors que Bernard Lusset ne me semble pas loin de mettre en ligne une pétition pour demander la dépénalisation du travail 7j/7 (voir son retweet ci-dessous), Jean Dionis du Séjour, Président de l’Agglomération d’Agen, et qui n’est plus à une contradiction près, souhaite rendre ordinaire le travail le dimanche et les jours fériés pour les Ripeurs agenais.

Surprenant ? Oui et non.

Nous nous souvenons tous que Jean Dionis du Séjour avait fait voter l’augmentation de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères de 86% lors du dernier mandat. Lire la suite