Rencontre-débat avec Emmanuel Maurel le 23 novembre à Agen

Maurel23novembreL Rencontre débat avec Emmanuel Maurel   le 23 novembre à Agen

Dans un monde bouleversé, l’Europe et la France traversent une crise profonde, crise économique et sociale bien sûr mais aussi crise de confiance dans la politique. Trop souvent, nos concitoyens doutent de l’efficacité de leur vote tant la distance entre les programmes de campagne et les actes semblent se creuser. Lire la suite

Le grand cinéma des assises (culturelles)

IMG 20140224 143441 e1416414539166 Le grand cinéma des assises (culturelles)

La cage d’escalier du centre culturel d’Agen, entrée du 10 rue Ledru Rollin

Le Maire s’est fait réélire sur la base d’un bilan assis sur la réalisation d’équipements de prestige et d’un projet de mandat qui ne l’est pas moins, en tout cas sur le papier. Conséquence d’une santé financière qui s’est dégradée, le Maire fait des coupes tous azimuts pour financer les réalisations emblématiques qui s’inaugurent à la veille des grands rendez-vous électoraux.

Baisse des subventions de 5% aux associations, sauf du côté d’Armandie, avalanches de contraventions etc… partout ses adjoints le répètent à l’envi ou pas : il n’y a plus d’argent. Lire la suite

Contribution sur l’opportunité d’une fusion commune des administrations de la ville d’Agen et de celle de son intercommunalité

à télécharger ici : Contribution EYSSALET – LAFFORE – Conseil communautaire du 13/11/2014

Le rapport présenté par KPMG se base sur deux principes :

  • « l’obligation pour les EPCI d’élaborer et de soumettre pour avis aux communes un schéma de mutualisation des services en mars 2015 » ;
  • le constat que c’est  «la maîtrise des dépenses de personnel, et sans doute leur baisse qui va permettre aux communes et EPCI de maintenir leur capacité d’investissement (sans augmenter la fiscalité)».

Les moyens proposés pour réaliser les économies sont :

  • la suppression de doublons de services ;
  • l’atteinte d’une taille critique pour adapter le rythme des recrutements au regard des départs à la retraite.

Une forme juridique arrêtée par un engagement de campagne du maire de la ville centre :

« Nous engagerons une baisse durable de la dépense publique municipale. Par souci d’efficacité et de bonne gestion, nous proposerons de fusionner en une seule administration celles de la Ville et de l’Agglomération d’Agen dans le respect de l’autonomie politique de ces deux collectivités et dans le cadre d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. »

L’audit définit les règles de fonctionnement de la double autorité fonctionnelle et hiérarchique pour les trois cas suivants :

  • 1er cas : Le service relève de la compétence exclusive de la Ville ;
  • 2ème cas : Le service relève de la compétence exclusive de l’Agglomération ;
  • 3ème cas : Le service relève d’une compétence partagée (ex : voirie) ou d’une fonction ressources utilisée par les deux collectivités (ex : service financier).

Les exemples de mutualisation

Le rapport, remis aux conseillers municipaux d’Agen, nous invite à regarder du côté des expériences de mutualisation engagées parfois depuis plus de 12 ans.

Evolution de la DGF et économies cibles

Le rapport, remis aux conseillers communautaires, précise l’évolution de la DGF (estimée par KPMG) de 20 des 29 communes de l’agglomération ainsi qu’une première projection sur les soldes « économisables » sur les remplacements des effectifs à périmètre constant.

 

Rapport KPMG – v3 – remis aux élus communautaires

Rapport KPMG – v1 – remis aux élus de la ville d’Agen

MUTUALISATION_ANNEXE 2_AMF

 

Une fusion dans la précipitation

Pour accroître l’efficacité de l’action publique locale auprès des citoyens, les responsables publics disposent de plusieurs leviers qu’ils actionnent avec plus ou moins de conviction, d’opportunités ou de brio, c’est selon.
A l’échelle de l’intercommunalité, on peut noter, entre autres la mutualisation des moyens matériels entre les différentes communes, les transferts de compétences à l’agglomération (petite enfance, sport …), la création de communes nouvelles ou encore la fusion des administrations. Ce sont autant de possibilités qui doivent guider la construction de notre intercommunalité et nous permettre de générer de réelles économies. Lire la suite

Comment faire de l’élection communautaire un enjeu démocratique – retour sur un engagement électoral

Associer les habitants aux décisions, mettre en lien les acteurs du développement, œuvrer en commun avec le Département et la Région, créer un sentiment d’appartenance pour les habitants de l’Agenais, tels étaient les débats que nous voulions ouvrir à l’occasion des élections municipales de 2014, et au-delà.

Retour sur la vision que nous portons sur le devenir de l’intercommunalité Lire la suite

Que le réveil est difficile !

Le 23 mars dernier, 22 % des électeurs agenais ont fait le choix de la liste d’Union de la Gauche « Demain Ensemble ». Nous remercions chaleureusement les Agenaises et Agenais qui nous ont exprimé leur confiance. Mais ces élections ont aussi été marquées par le retour d’élus frontistes, en nombre important. A ce titre, tous les quatre, nous serons plus vigilants que jamais.

Nous porterons notre engagement pour les Agenais, avec la volonté de défendre nos valeurs comme nous l’avons fait lors du « débat d’orientation budgétaire » en dénonçant :

  • la baisse des investissements, après des années de surinvestissement pour motif électoral ;
  • la réduction à venir des services municipaux et l’augmentation des tarifs et redevances. Lire la suite

Quand Jean Dionis dépeint une situation catastrophique pour justifier des coupes budgétaires

Depuis 2012, la priorité des socialistes est de redresser les dépenses de l’Etat, de soutenir notre compétitivité et de préserver notre modèle de solidarité.

A ce titre, il est amorcé une baisse des dotations de l’Etat aux collectivités. On parle souvent de la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement (-4,2% en 2014). Mais, heureusement, ce n’est pas la seule dotation que les villes perçoivent. D’autres, dont le caractère est de renforcer la solidarité entre les territoires, sont soit nouvelles soit en hausse depuis 2012.

Pour notre ville, le montant global de l’ensemble des dotations de l’Etat pour 2014 est en baisse de 152 mille euros par rapport à 2013. Cette baisse est inférieure à 0,5 % d’un budget qui s’élève à 41 millions d’euros. Pas de quoi, donc, pousser des cris d’orfraie.

Malgré tout, Jean Dionis du Séjour annonce volontairement une évolution catastrophique de ces recettes pour justifier des coupes dans les dépenses publiques et réaliser des économies sur les services municipaux sans précédent.

Ainsi, discrètement, sur un air de confesse, le budget qu’il nous livre fait naturellement apparaitre deux tendances. La première se traduit par l’augmentation des tarifs des services municipaux et la baisse programmée des subventions aux associations ; la seconde est liée à la difficulté du financement des investissements promis.

Alors que la crise est longue et éprouvante pour tous mais surtout pour les plus précaires, Jean Dionis fait le choix de services de moins en moins accessibles et de plus en plus chers. Depuis qu’il est maire, les Agenais déboursent tous les ans 400 000 euros de plus pour accéder à des prestations dont les prix se sont envolés. On se souvient du tarif du repas à la cantine qui est passé de 3,65€ à 4,90€. Demain, il faudra s’acquitter de nouveaux « droits » payants, comme le droit d’inscription à la crèche ! Sans compter l’arrivée de dispositifs comme les contraventions électroniques. Sans avoir à augmenter les impôts, tout est bon pour améliorer les recettes.

La seconde tendance est la difficulté à financer des investissements, après des années de surinvestissement pour motif électoral. Je  déplore, là, l’absence de vision de l’avenir et sur le long terme. Jean Dionis remet le cap sur les investissements comme il l’a fait précédemment. Et  à ce jeu là, il nous amène droit dans le mur. Déjà, je ne crois pas que les 63 millions d’investissements du mandat précédent permettront de retrouver l’attractivité perdue de notre ville ou qu’ils aient créé beaucoup d’emplois. Je doute que les 54 millions prochains qu’il s’apprête à dépenser y parviennent.

Ce qui est sûr, c’est qu’à ce rythme il n’y aura plus aucune marge de manœuvre en fin de mandat. Les finances seront dans le rouge, une situation que notre ville a déjà connue. Le maire semble s’en contenter. Au diable ses successeurs et advienne que pourra.

Ville d’Agen – Orientations budgétaires 2014

La lecture rapide du document qui nous a été transmis et sera présenté ce soir fait apparaître deux axes forts :

¨    la baisse tendancielle des investissements, après des années de surinvestissement pour motif électoral ;

¨    la réduction à venir des services municipaux et des interventions municipales pour s’adapter aux nouvelles restrictions en matière de financement des collectivités.

Pour l’analyse, il convient au préalable de se poser un certain nombre de questions.

Les hypothèses de recettes de fonctionnement sont-elles sincères ?

Initialement, jusqu’à fin 2013, la trajectoire pluriannuelle 2013-2017 de rétablissement des comptes publics comportait une mesure de réduction des concours de l’Etat aux collectivités (Régions, Départements, Communes et intercos) via une minoration graduelle de la DGF. Les pactes de responsabilité et de solidarité, annoncés en janvier puis en avril 2014, devraient majorer cet effort, même si le lissage de la diminution dans le temps n’est pour l’heure pas connu. Plusieurs schémas sont encore à l’étude. L’un d’entre eux, médian, table sur une diminution globale des concours aux collectivités de 13,5 milliards d’€ en cumulant les décisions de 2013 et les nouvelles annonces du pacte de responsabilité. Lire la suite