PPI TAG : Attention danger

J’avais, il y a deux ans, écrit au préfet pour l’alerter sur les risques financiers que faisait peser le projet du Technopôle, au sujet de la trajectoire inquiétante que prenaient les finances de l’Agglomération d’Agen. Aujourd’hui, les données, qui m’ont été transmises à ma demande par le directeur général des services de l’Agglomération, confirment mes inquiétudes.

Initialement, le projet TAG qui courait sur la période 2014-2034 faisait apparaître un déficit d’une dizaine de millions d’euros. En son temps, j’avais alerté les conseillers communautaires sur les doutes qui persistaient quant au portage de ce déficit par les trois collectivités, à savoir l’Agglomération, le Département et la Région.

Aujourd’hui, à partir du document qui m’a été transmis, le déficit final est estimé à 13MEuros et l’Agglomération compte bien en faire porter 4M par la Région et 4 autres par le Département. Lire la suite

Eyssalet : des vœux acides

Chef de file de l’opposition socialiste au sein du conseil municipal , Emmanuel Eyssalet présente, à sa façon, ses vœux pour la nouvelle année au maire, Jean Dionis.

Vous l’élu d’opposition au sein de l’assemblée communale et d’agglo Agen, vous avez un vœu pour les Agenais ?

«C’est toujours difficile de faire un vœu car on dit aux gens : c’était difficile l’an dernier, ce sera peut-être mieux cette année mais ce n’est pas sûr. Malgré tout, Je fais le vœu que les Agenais retrouvent leur pouvoir d’achat. On le voit depuis dix ans, Agen s’est paupérisée et les signes visibles sont par exemple le classement en quartier prioritaire du Pin, et je n’oublie pas non plus Rodrigues. L’État a mis des moyens financiers supplémentaires à disposition des villes dites pauvres, c’était clairement un effort politique, cet argent doit bénéficier aux Agenais (…)

Je milite depuis deux ans pour une refonte de la fiscalité. Plus de la moitié des impôts payés par les Agenais vont aux Agenais. Dans les autres communes de l’agglo, c’est l’inverse. Elles en seraient les bénéficiaires, de cette réforme.»

Des regrets pour l’année qui s’est terminée avant-hier ?

«Ce qui m’a plu l’an dernier, c’est cette réforme territoriale et la mise en place de la Nouvelle Aquitaine. Globalement, si on peut rapprocher les décisions de la région au plus près des utilisateurs, on sera gagnant. La mauvaise nouvelle pour Agen, c’est quand même de promettre une école sur des terrains non constructibles. Ça me met en colère d’entendre que cette nouvelle école puisse être annoncée pour la prochaine rentrée alors que pendant ce temps-là, l’actuelle école Langevin est privée d’entretien (…)»

On vous sait hostile au projet économique de technopole Agen Garonne à Sainte-Colombe…

«Je l’ai dit aux maires de l’agglomération : il ne s’agit pas d’être contre l’emploi, mais contre ces investissements. La société chargée de dénicher des entreprises pouvant s’y installer n’a rien trouvé, la meilleure preuve en est la prolongation de son contrat. Pour l’association créée dans ce même objectif, c’est idem. Au mieux, ce projet est disproportionné. Au pire, il est inutile. On fera le ratio des dépenses et des emplois créés ! Imaginez que l’agglo a acheté des maisons qui sont louées aujourd’hui, et qui ne seront détruites, peut-être, que dans dix ou quinze ans. Avec ce projet, Agen agglo met en péril ses capacités futures. Le TAG est un élément charnière de la bonne santé de l’intercommunalité (…) Ce qui m’affole, c’est d’entendre des élus de gauche au sein d’agglo Agen me dire que j’ai raison sur ce dossier mais qu’ils n’ont pas pu voter contre. Je ne leur en veux pas, mais il se pose quand même un problème de gouvernance.»

Vous pariez sur une candidature de Jean Dionis aux élections législatives ?

«La question est de savoir s’il prend sa retraite ou pas (sourires). Bien sûr qu’il sera candidat et nous aurons droit à deux belles inaugurations peu avant le 1er tour, celles du skatepark et de la Maison du vélo, sans oublier les deux événements culturels dont un seulement a vraiment recueilli l’unanimité de son bureau municipal. Chaque investissement est calqué sur ses ambitions. Il n’y a pas d’idée nouvelle chez Dionis. Les investissements ont reculé de moitié, il ne fait que désendetter la ville, qui n’a jamais eu autant de ressources.»

À la primaire de la gauche, vous voterez pour ?

«Vincent Peillon fait partie de ces intellectuels qui manquent à cette politique. Je soutenais Marie-Noëlle Lienemann, elle n’est plus candidate, donc j’attends de voir (…) La primaire est un outil marketing, je n’y suis pas favorable. Il était quand même plus logique que le parti socialiste établisse une ligne de propositions, et qu’il trouve celui ou celle qui pouvait l’incarner. Les partis politiques sont aujourd’hui des écuries pour candidats. Ce n’est pas crédible et ça fait des dégâts (…) J’applique le même principe pour les législatives. Sur la cartographie des investitures PS, trouvez-moi une femme célibataire, active et mère de famille ! Il est regrettable d’avoir désigné les candidats sans connaître le nom de celui qui va représenter les socialistes à la présidentielle.»

Recueilli par S.B.

http://www.petitbleu.fr/article/2017/01/02/64274-eyssalet-des-voeux-acides.html

Hausse des tarifs municipaux depuis 2014 : le vrai matraquage du pouvoir d’achat

Médiathèque : +245% pour l’abonnement de certains adultes (passant de 5,10 à 17,60 €).

Restauration scolaire : +20% pour le prix du repas le moins cher.

Centre de loisirs : de 38% à 111% d’augmentation pour le prix d’accueil en centre de loisirs.

Des baisses de subventions à la carte

-15% pour l’enveloppe des subventions pour les associations, mais +10 000€ pour un accueil chrétien de loisirs dont le projet pédagogique se résume à : « Ici, on joue…  Ici, on prie… ».

Une mutualisation menée à la schlague et des agents qui trinquent comme jamais pour assurer malgré tout la qualité du service rendu au public. Le nombre de jours d’absence par agent et par an a explosé en 2015. 32,6 jours pour les titulaires contre 23,8 à la ville et 18,7 à l’agglo en 2011. Pour les non titulaires, il passe à 31,6 jours. Il n’était que de 16,1 à la ville et 8,5 à l’agglo en 2011.

Des investissements qui tardent à venir…

Maintenant que la piscine est rouverte, la mairie propose aux professeurs des écoles des cours de natation sur des créneaux qui débordent sur les horaires des écoles. Par conséquent, des enfants n’apprennent pas à nager. Quant aux vidéoprojecteurs dans toutes les classes, il faudra attendre la veille des municipales de 2020.

… ou qu’on abandonne

Dans le dernier Agen actu, le maire a oublié de préciser que les 5% des engagements abandonnés représentaient 42% du montant de ses promesses électorales, soit -18M€ (Rénovation intérieur du marché parking -1,8M€, rénovation Bld République-Carnot -2M€, accessibilité Passeligne -1,4M€, rénovation du Musée -6M€, école Langevin –2,5M€, rénovation du Stadium –2M€, aménagement de Rabal -1,8M€). Un oubli. Evidemment.

2016, année du désaveu

On se souvient tous des promesses de campagne tonitruantes de 2014 : musée rénové pour 10M€, école neuve (en zone inondable !) à Montanou pour 10M€, technopôle à Donnefort, façades rénovées au marché parking… Oui mais à promettre au delà du possible, il fallait bien avouer que toutes ces promesses étaient intenables et trouver un coupable.

Le plan d’économies de 50 Md€ en 4 ans du gouvernement serait donc à l’origine de ce grotesque rétropédalage de début de mandat. On notera que la droite propose 100Md€ d’économies pour le prochain quinquennat. Restrictions budgétaires qui affecteront davantage les services publics de justice, de santé, de police, d’éducation… Bon courage.

Mais les chiffres sont têtus ! La situation budgétaire de la ville est bien meilleure que celle prévue en 2014, contrairement au quotidien des Agenais.

Montants cumulés 2015-2020 Recettes Dépenses Epargne brute Projets d’investissement
Présentés en 2014 249,3 M€ 228,3 M€ 20,9 M€ 42,4 M€
Présentés en 2016 249,2 M€ 220,1 M€ 30,3 M€ 24,6 M€

 En vérité, Agen, ville pauvre, bénéficie de la solidarité fiscale votée par la loi de finances. Hélas, nous ne verrons pas la couleur de cet argent, tel est le choix du maire. Pour plus d’infos, contactez nous au 07 82 15 61 72.

 

Transport et stationnement – Emploi et attractivité : du symbolisme à l’immobilisme

Aussi captivant que soit le projet ACB2 et la rénovation des voiries, la rareté des publications municipales m’oblige à détourner votre attention pour faire le point sur ce qui nous semble être au moins aussi important : l’attractivité de notre ville et l’emploi sur notre territoire.
Transport et stationnement : un pas en avant deux en arrière
Après avoir chassé la voiture du centre ville lors du dernier mandat, on assiste au retour des horodateurs et à la fin des navettes Agglo express. Pire, après avoir bricolé un réseau de bus qui donne l’impression de tourner à vide, ordre a été donné de le détricoter car trop coûteux. Dommage, car c’est un bel outil qui, bien géré, pourrait être financièrement plus équilibré, moins coûteux pour les entreprises et gratuit pour les utilisateurs, à l’image du réseau de transports de l’agglo de Compiègne.
Emploi et attractivité : du symbolisme à l’immobilisme
On nous vend encore la ZAC de Donnefort comme une « opportunité rare d’investir » ! Seul hic, les 1,9M€ pour réaliser les travaux ont été supprimés. On n’hésite pas non plus à diffuser auprès des conseils de quartier ou des élus des communes de l’Agglo le film promotion du « TAG » avec arrivées des entreprises pour 2016 et gare LGV pour 2020 ! Alors que l’on sait qu’une décision de justice a plongé le projet dans un coma artificiel pour près d’un an. Sans commentaires.
A tout miser sur cette zone, à l’exception de la mission locale, l’Agglo pour l’emploi est en panne. D’ailleurs la page « Implantez votre entreprise » du site Agglo-agen.net reste désespérément vierge.aggloimplantersonentreprisePréférant cumuler les mandats, ce qu’il reconnait volontiers, le Président Jean Dionis a, depuis son élection à la Région, abandonné la présidence de la commission économique de l’Agglo.
Malgré le grand renfort des communicants en tout genre, ne se réclame pas développeur qui veut.

Billet d’expression politique Agen Actu 

Budget de l’agglo : Eyssalet met les pieds dans le plat

Délégué à agglo Agen et conseiller municipal de la ville, le socialiste Emmanuel Eyssalet a écrit au préfet, mais aussi à la chambre régionale des comptes, au sujet des finances de la collectivité.

Adressé au préfet, au président de la chambre régionale des comptes et au directeur de la Banque de France à Agen, le courrier date de novembre, il est resté sans réponse. «D’ailleurs, je n’en attendais pas», explique Emmanuel Eyssalet.

«Je suis nouvel élu et j’observe que la présentation des budgets 2014 et 2015 a été élaborée avec des changements de l’un à l’autre qui ne sont pas seulement justifiés, àmon avis, par la baisse des aides de l’État (dotation globale de fonctionnement, N.D.L.R.) mais bien par le choix d’un monoprojet, celui du technopole Agen Garonne.» Lire la suite

Déchéance de nationalité : les socialistes du Lot-et-Garonne interpellent leurs parlementaires

Demain après-midi, les députées du Lot-et-Garonne devront se prononcer sur le projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation.

Le débat sur la déchéance de nationalité s’est bien évidemment invité au conseil fédéral du Parti Socialiste de Lot et Garonne. Ce conseil est composé de militants appelés régulièrement à se prononcer sur la ligne politique de leur formation tant au niveau local que national.

Lors du Conseil fédéral du 29 janvier, une motion a été adoptée à l’unanimité moins une abstention, contre l’inscription de la mesure de déchéance de nationalité dans notre Constitution proposée par le Gouvernement.

Par cette motion, les Socialistes du Lot-et-Garonne demandent à leurs parlementaires de s’opposer à l’inscription de cette mesure dans notre Constitution, rappelant que, pour eux, « l’urgence est au renforcement des moyens donnés aux Renseignements, à la Justice et à l’Education. Plus que tout, nous devons retrouver le sens de nos engagements et relever les défis économiques et sociaux du pays. »


 

Motion relative au débat sur la mesure d’extension de la déchéance de nationalité

Le Conseil fédéral de Lot et Garonne tient à affirmer son entier soutien au Président de la République et au Gouvernement dans la lutte engagée contre le terrorisme.

En ces temps où l’obscurantisme cherche à battre la raison et où notre pays a été et reste la cible des terroristes, notre réponse doit être ferme. Elle doit encore être exemplaire au regard des valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité qui constituent notre identité et dont nous sommes les plus fervents défenseurs.

Alors que le Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, souhaite que s’ouvre au parlement et dans l’ensemble du pays un débat sur la possibilité d’étendre la déchéance de nationalité aux citoyens nés français et jouissant d’une autre nationalité, nous tenons à affirmer sans ambiguïté notre opposition à cette mesure.

  • Considère que cette mesure n’a strictement aucune efficacité face à des terroristes qui ne craignent pas de se faire exploser ou de mourir ;
  • Considère que cette mesure n’est en pratique peu ou pas applicable, le Premier Ministre ayant précisé que les personnes frappées par cette déchéance seraient jugées et condamnées en France et purgeraient leur peine de prison en France ; ce ne serait donc qu’à l’issue de leur peine qu’ayant été déchues de la nationalité française, elles seraient expulsées. Un tel dispositif n’est pas pertinent et même contreproductif, car il implique de perdre la maîtrise et la surveillance sur des individus qui resteraient potentiellement dangereux ;
  • Considère que si cette réforme constitutionnelle était adoptée, elle inscrirait dans la constitution une division parfaitement artificielle entre deux catégories de Français. L’idée que des enfants nés Français ne rentreraient pas tous strictement dans le même cadre constitutionnel est une entorse aux principes du droit du sol, principes datant de la Révolution française, et que l’extrême droite a toujours contesté ;
  • Considère que l’adoption de cette mesure serait une victoire de l’extrême droite et serait une défaite culturelle supplémentaire pour la gauche. À l’heure où l’égalité de tous est notre rempart, nous ne saurions créer des différences constitutionnelles entre Français.
  • Demande aux parlementaires socialistes de Lot-et-Garonne de s’opposer à l’inscription de cette mesure dans notre constitution. Pour nous militants socialistes, l’urgence est au renforcement des moyens donnés aux Renseignements, à la Justice et à l’Education. Plus que tout, nous devons retrouver le sens de nos engagements et relever les défis économiques et sociaux du pays.

Technopole Agen-Garonne : la procédure est relancée

«Une procédure mal partie est une procédure mal arrivée» commentait Henri Tandonnet, selon ce qu’il se dit dans le milieu juridique. Nouveau rebondissement dans l’histoire du Technopole Agen-Garonne, jeudi, en conseil communautaire…

Une fois c’est oui, une fois c’est non. Le feuilleton relatif à la création du Technopole Agen-Garonne continue. L’Agglomération d’Agen a décidé d’installer, sur la commune de Sainte-Colombe- en- Bruilhois (et Brax), une zone d’activité concertée nommée Technopole Agen-Garonne. La genèse du projet remonte à 2005, lorsque la CCI de Lot-et-Garonne demande plus de terres pour accueillir de nouvelles entreprises. En 2008, pour la première fois, les études se penchent sur les champs de Sainte-Colombe. En avril 2014, le préfet autorise le projet d’aménagement de la zone Technopole Agen-Garonne. Encore faut-il que les terres, jusqu’alors agricoles, deviennent constructibles. Il faut donc réviser le plan d’occupation des sols. Ce qui est fait. Or, ce nouveau Plan local d’urbanisme (ancien POS) est annulé en février 2015, redonnant ainsi aux terrains concernés leur caractère agricole, et les rendant donc inconstructibles. Ce qui entraîne, le 22 décembre 2015, l’annulation par le même tribunal administratif de Bordeaux, de l’autorisation préfectorale pour ce projet. Lire la suite

Intervention sur le TAG – Conseil communautaire du 14 Janvier 2016

Aujourd’hui, il nous est demandé de voter cette délibération pour obtenir la « mise en compatibilité » qui « compenserait » l’annulation du PLU, si j’ai bien compris.

Cette nouvelle DUP a donc pour seul but de réaliser le plus rapidement possible les expropriations suspendues. C’est bien cela ?

Alors, avant d’exposer mon point de vue, sans que me soit opposée la problématique de l’emploi qui, à elle seule, justifierait toute la conduite de ce dossier, je veux rassurer, ou pas, mon collègue Pierre Chollet.

L’avenir des 400 jeunes Agenais diplômés à bac +5 ne se joue pas sur la réalisation cette année ou dans deux ans du TAG. Au mieux, une poignée de ces diplômés seront susceptibles d’occuper un emploi dans cette zone industrielle, zone dédiée à la logistique, à la transformation ou à la production et non aux hautes technologies. C’est dommage, mais c’est comme ça.

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Politique – Trois questions à… Emmanuel Eyssalet

Membre de l’opposition de gauche, Emmanuel Eyssalet se montre très critique, et met dos à dos le candidat Jean Dionis et le maire Dionis Jean.

Quel regard portez-vous sur cette année qui s’achève, s’agissant de l’action de l’équipe municipale élue en 2014 ?

Passée l’euphorie de 2014, la déception des Agenais devient palpable. Le maire se félicite des réalisations tardives promises en 2009 : maison des enfants (ancienne école Charles-Duffour), rénovation de l’école Scaliger initialement prévue en 2010… Grand bien lui fasse. Car, pour le nouveau mandat, ça commence plutôt mal. Lire la suite