Transport et stationnement – Emploi et attractivité : du symbolisme à l’immobilisme

Aussi captivant que soit le projet ACB2 et la rénovation des voiries, la rareté des publications municipales m’oblige à détourner votre attention pour faire le point sur ce qui nous semble être au moins aussi important : l’attractivité de notre ville et l’emploi sur notre territoire.
Transport et stationnement : un pas en avant deux en arrière
Après avoir chassé la voiture du centre ville lors du dernier mandat, on assiste au retour des horodateurs et à la fin des navettes Agglo express. Pire, après avoir bricolé un réseau de bus qui donne l’impression de tourner à vide, ordre a été donné de le détricoter car trop coûteux. Dommage, car c’est un bel outil qui, bien géré, pourrait être financièrement plus équilibré, moins coûteux pour les entreprises et gratuit pour les utilisateurs, à l’image du réseau de transports de l’agglo de Compiègne.
Emploi et attractivité : du symbolisme à l’immobilisme
On nous vend encore la ZAC de Donnefort comme une « opportunité rare d’investir » ! Seul hic, les 1,9M€ pour réaliser les travaux ont été supprimés. On n’hésite pas non plus à diffuser auprès des conseils de quartier ou des élus des communes de l’Agglo le film promotion du « TAG » avec arrivées des entreprises pour 2016 et gare LGV pour 2020 ! Alors que l’on sait qu’une décision de justice a plongé le projet dans un coma artificiel pour près d’un an. Sans commentaires.
A tout miser sur cette zone, à l’exception de la mission locale, l’Agglo pour l’emploi est en panne. D’ailleurs la page « Implantez votre entreprise » du site Agglo-agen.net reste désespérément vierge.aggloimplantersonentreprisePréférant cumuler les mandats, ce qu’il reconnait volontiers, le Président Jean Dionis a, depuis son élection à la Région, abandonné la présidence de la commission économique de l’Agglo.
Malgré le grand renfort des communicants en tout genre, ne se réclame pas développeur qui veut.

Billet d’expression politique Agen Actu 

Budget de l’agglo : Eyssalet met les pieds dans le plat

Délégué à agglo Agen et conseiller municipal de la ville, le socialiste Emmanuel Eyssalet a écrit au préfet, mais aussi à la chambre régionale des comptes, au sujet des finances de la collectivité.

Adressé au préfet, au président de la chambre régionale des comptes et au directeur de la Banque de France à Agen, le courrier date de novembre, il est resté sans réponse. «D’ailleurs, je n’en attendais pas», explique Emmanuel Eyssalet.

«Je suis nouvel élu et j’observe que la présentation des budgets 2014 et 2015 a été élaborée avec des changements de l’un à l’autre qui ne sont pas seulement justifiés, àmon avis, par la baisse des aides de l’État (dotation globale de fonctionnement, N.D.L.R.) mais bien par le choix d’un monoprojet, celui du technopole Agen Garonne.» Lire la suite

Déchéance de nationalité : les socialistes du Lot-et-Garonne interpellent leurs parlementaires

Demain après-midi, les députées du Lot-et-Garonne devront se prononcer sur le projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation.

Le débat sur la déchéance de nationalité s’est bien évidemment invité au conseil fédéral du Parti Socialiste de Lot et Garonne. Ce conseil est composé de militants appelés régulièrement à se prononcer sur la ligne politique de leur formation tant au niveau local que national.

Lors du Conseil fédéral du 29 janvier, une motion a été adoptée à l’unanimité moins une abstention, contre l’inscription de la mesure de déchéance de nationalité dans notre Constitution proposée par le Gouvernement.

Par cette motion, les Socialistes du Lot-et-Garonne demandent à leurs parlementaires de s’opposer à l’inscription de cette mesure dans notre Constitution, rappelant que, pour eux, « l’urgence est au renforcement des moyens donnés aux Renseignements, à la Justice et à l’Education. Plus que tout, nous devons retrouver le sens de nos engagements et relever les défis économiques et sociaux du pays. »


 

Motion relative au débat sur la mesure d’extension de la déchéance de nationalité

Le Conseil fédéral de Lot et Garonne tient à affirmer son entier soutien au Président de la République et au Gouvernement dans la lutte engagée contre le terrorisme.

En ces temps où l’obscurantisme cherche à battre la raison et où notre pays a été et reste la cible des terroristes, notre réponse doit être ferme. Elle doit encore être exemplaire au regard des valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité qui constituent notre identité et dont nous sommes les plus fervents défenseurs.

Alors que le Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, souhaite que s’ouvre au parlement et dans l’ensemble du pays un débat sur la possibilité d’étendre la déchéance de nationalité aux citoyens nés français et jouissant d’une autre nationalité, nous tenons à affirmer sans ambiguïté notre opposition à cette mesure.

  • Considère que cette mesure n’a strictement aucune efficacité face à des terroristes qui ne craignent pas de se faire exploser ou de mourir ;
  • Considère que cette mesure n’est en pratique peu ou pas applicable, le Premier Ministre ayant précisé que les personnes frappées par cette déchéance seraient jugées et condamnées en France et purgeraient leur peine de prison en France ; ce ne serait donc qu’à l’issue de leur peine qu’ayant été déchues de la nationalité française, elles seraient expulsées. Un tel dispositif n’est pas pertinent et même contreproductif, car il implique de perdre la maîtrise et la surveillance sur des individus qui resteraient potentiellement dangereux ;
  • Considère que si cette réforme constitutionnelle était adoptée, elle inscrirait dans la constitution une division parfaitement artificielle entre deux catégories de Français. L’idée que des enfants nés Français ne rentreraient pas tous strictement dans le même cadre constitutionnel est une entorse aux principes du droit du sol, principes datant de la Révolution française, et que l’extrême droite a toujours contesté ;
  • Considère que l’adoption de cette mesure serait une victoire de l’extrême droite et serait une défaite culturelle supplémentaire pour la gauche. À l’heure où l’égalité de tous est notre rempart, nous ne saurions créer des différences constitutionnelles entre Français.
  • Demande aux parlementaires socialistes de Lot-et-Garonne de s’opposer à l’inscription de cette mesure dans notre constitution. Pour nous militants socialistes, l’urgence est au renforcement des moyens donnés aux Renseignements, à la Justice et à l’Education. Plus que tout, nous devons retrouver le sens de nos engagements et relever les défis économiques et sociaux du pays.