Agen : « Le temps des coups durs » selon Emmanuel Eyssalet

Emmanuel Eyssalet, chef de file de l’opposition, revient sur les 100 jours de l’an II de la municipalité Dionis.

Ce lundi soir, 50 dossiers figurent à l’ordre du jour. De quoi emmener les élus jusqu’’au bout de la nuit. Pas forcément, juge Emmanuel Eyssalet : « Nous ne sommes que quatre… ». Pour autant, pour l’’opposition, les sujets de désaccord ne manqueront pas lors de ce dernier conseil avant la pause estivale.pour-emmanuel-eyssalet-la-ville-manque-d-envie-pour-mener-a_1925909_800x400

Un rendez-vous qui marque le cap des 100 jours de ce nouveau mandat et qui invite l’ex-challenger de Jean Dionis à rester vigilant : « Tous les efforts, les économies, les coups durs portés aux Agenais interviennent en début de mandat. Dans les dix-huit premiers mois, beaucoup de choses vont changer. Après, ça se calmera, à l’approche des cantonales et des législatives. » Pour lui, il n’y a d’ailleurs plus de doute. Jean Dionis du Séjour essayera de récupérer son siège à l’Assemblée nationale : « L’’aménagement de la rive gauche plus Camélat, c’est son pari pour la circonscription. »

Baisse des subventions

En attendant, localement, l’’élu d’’opposition se sent conforté dans son analyse : « Sous le prétexte, vrai mais à relativiser, de la baisse des dotations de l’État, qui ne représente que 0,4 % du budget, il fait le choix de baisser l’’ensemble des subventions aux associations de 5 %. Aujourd’hui, 1 euro récupéré sur le fonctionnement permet de rembourser 11 euros de dette. C’’est tentant mais cela montre que l’’on est dans les dernières marges de manœœuvres. Et derrière, le seul objectif est de préserver une épargne brute de 20 % pour que la Ville conserve son rôle d’aménageur. Pourquoi pas, mais j’’attends toujours de voir les effets leviers des derniers investissements massifs dont le caractère préélectoral n’est plus à démontrer. »

Pour Emmanuel Eyssalet, cette politique se heurte à une première obligation, celle de « maintenir une qualité de service à la population ». L’alignement du temps de travail des agents de la Ville sur les autres collectivités en est pour lui une illustration : « Si on veut qu’’un service fonctionne, avec des agents impliqués, il faut qu’ils aient de bonnes conditions de travail. Surtout quand on connaît leurs salaires, plutôt bas. »

« Absence d’envie »

Comparé à des villes de la même strate, « Agen dépense moins d’’argent pour son personnel ». Cela se traduit « par un absentéisme qui explose. Pour le compenser, on paye 15 000 heures supplémentaires par an. Le passage à 1 607 heures permettra à la municipalité de retomber sur ses pattes mais cela va poser des vrais problèmes de conditions de travail et de bien-être au travail ».

Autre illustration, pour lui, « l’absence d’’envie » de la majorité de mener à bien à la réforme des rythmes scolaires. « Pourtant, a priori, elle y met le coût qu’il faut, soit environ 170 euros par élèves. Mais l’’offre de service ne suit pas. Deux Temps d’activités périscolaires (TAP) obligatoires à l’année, c’est bien trop rigide. Cela montre qu’il n’’y a pas eu de soucis de simplification ou que c’’est un moyen de dire que cela ne fonctionne pas. » Emmanuel Eyssalet décèle aussi, dans cette réforme, « une mise en œœuvre tardive qui se traduit par l’absence de repas ou de ramassage scolaire le mercredi midi. Ce ne sera pas sans tension avec les personnels. Et les parents restent dans l’’expectative. »

Deux visions politiques s’affrontent. L’’une l’a largement emporté en mars. À Emmanuel Eyssalet et ses partenaires de faire valoir la leur. Ils ont environ 2 000 jours pour y parvenir.

julien pellicier

http://www.sudouest.fr/2014/07/07/le-temps-des-coups-durs-1607612-3603.php

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