Eyssalet : des vœux acides

Chef de file de l’opposition socialiste au sein du conseil municipal , Emmanuel Eyssalet présente, à sa façon, ses vœux pour la nouvelle année au maire, Jean Dionis.

Vous l’élu d’opposition au sein de l’assemblée communale et d’agglo Agen, vous avez un vœu pour les Agenais ?

«C’est toujours difficile de faire un vœu car on dit aux gens : c’était difficile l’an dernier, ce sera peut-être mieux cette année mais ce n’est pas sûr. Malgré tout, Je fais le vœu que les Agenais retrouvent leur pouvoir d’achat. On le voit depuis dix ans, Agen s’est paupérisée et les signes visibles sont par exemple le classement en quartier prioritaire du Pin, et je n’oublie pas non plus Rodrigues. L’État a mis des moyens financiers supplémentaires à disposition des villes dites pauvres, c’était clairement un effort politique, cet argent doit bénéficier aux Agenais (…)

Je milite depuis deux ans pour une refonte de la fiscalité. Plus de la moitié des impôts payés par les Agenais vont aux Agenais. Dans les autres communes de l’agglo, c’est l’inverse. Elles en seraient les bénéficiaires, de cette réforme.»

Des regrets pour l’année qui s’est terminée avant-hier ?

«Ce qui m’a plu l’an dernier, c’est cette réforme territoriale et la mise en place de la Nouvelle Aquitaine. Globalement, si on peut rapprocher les décisions de la région au plus près des utilisateurs, on sera gagnant. La mauvaise nouvelle pour Agen, c’est quand même de promettre une école sur des terrains non constructibles. Ça me met en colère d’entendre que cette nouvelle école puisse être annoncée pour la prochaine rentrée alors que pendant ce temps-là, l’actuelle école Langevin est privée d’entretien (…)»

On vous sait hostile au projet économique de technopole Agen Garonne à Sainte-Colombe…

«Je l’ai dit aux maires de l’agglomération : il ne s’agit pas d’être contre l’emploi, mais contre ces investissements. La société chargée de dénicher des entreprises pouvant s’y installer n’a rien trouvé, la meilleure preuve en est la prolongation de son contrat. Pour l’association créée dans ce même objectif, c’est idem. Au mieux, ce projet est disproportionné. Au pire, il est inutile. On fera le ratio des dépenses et des emplois créés ! Imaginez que l’agglo a acheté des maisons qui sont louées aujourd’hui, et qui ne seront détruites, peut-être, que dans dix ou quinze ans. Avec ce projet, Agen agglo met en péril ses capacités futures. Le TAG est un élément charnière de la bonne santé de l’intercommunalité (…) Ce qui m’affole, c’est d’entendre des élus de gauche au sein d’agglo Agen me dire que j’ai raison sur ce dossier mais qu’ils n’ont pas pu voter contre. Je ne leur en veux pas, mais il se pose quand même un problème de gouvernance.»

Vous pariez sur une candidature de Jean Dionis aux élections législatives ?

«La question est de savoir s’il prend sa retraite ou pas (sourires). Bien sûr qu’il sera candidat et nous aurons droit à deux belles inaugurations peu avant le 1er tour, celles du skatepark et de la Maison du vélo, sans oublier les deux événements culturels dont un seulement a vraiment recueilli l’unanimité de son bureau municipal. Chaque investissement est calqué sur ses ambitions. Il n’y a pas d’idée nouvelle chez Dionis. Les investissements ont reculé de moitié, il ne fait que désendetter la ville, qui n’a jamais eu autant de ressources.»

À la primaire de la gauche, vous voterez pour ?

«Vincent Peillon fait partie de ces intellectuels qui manquent à cette politique. Je soutenais Marie-Noëlle Lienemann, elle n’est plus candidate, donc j’attends de voir (…) La primaire est un outil marketing, je n’y suis pas favorable. Il était quand même plus logique que le parti socialiste établisse une ligne de propositions, et qu’il trouve celui ou celle qui pouvait l’incarner. Les partis politiques sont aujourd’hui des écuries pour candidats. Ce n’est pas crédible et ça fait des dégâts (…) J’applique le même principe pour les législatives. Sur la cartographie des investitures PS, trouvez-moi une femme célibataire, active et mère de famille ! Il est regrettable d’avoir désigné les candidats sans connaître le nom de celui qui va représenter les socialistes à la présidentielle.»

Recueilli par S.B.

http://www.petitbleu.fr/article/2017/01/02/64274-eyssalet-des-voeux-acides.html

Budget de l’agglo : Eyssalet met les pieds dans le plat

Délégué à agglo Agen et conseiller municipal de la ville, le socialiste Emmanuel Eyssalet a écrit au préfet, mais aussi à la chambre régionale des comptes, au sujet des finances de la collectivité.

Adressé au préfet, au président de la chambre régionale des comptes et au directeur de la Banque de France à Agen, le courrier date de novembre, il est resté sans réponse. «D’ailleurs, je n’en attendais pas», explique Emmanuel Eyssalet.

«Je suis nouvel élu et j’observe que la présentation des budgets 2014 et 2015 a été élaborée avec des changements de l’un à l’autre qui ne sont pas seulement justifiés, àmon avis, par la baisse des aides de l’État (dotation globale de fonctionnement, N.D.L.R.) mais bien par le choix d’un monoprojet, celui du technopole Agen Garonne.» Lire la suite

Technopole Agen-Garonne : la procédure est relancée

«Une procédure mal partie est une procédure mal arrivée» commentait Henri Tandonnet, selon ce qu’il se dit dans le milieu juridique. Nouveau rebondissement dans l’histoire du Technopole Agen-Garonne, jeudi, en conseil communautaire…

Une fois c’est oui, une fois c’est non. Le feuilleton relatif à la création du Technopole Agen-Garonne continue. L’Agglomération d’Agen a décidé d’installer, sur la commune de Sainte-Colombe- en- Bruilhois (et Brax), une zone d’activité concertée nommée Technopole Agen-Garonne. La genèse du projet remonte à 2005, lorsque la CCI de Lot-et-Garonne demande plus de terres pour accueillir de nouvelles entreprises. En 2008, pour la première fois, les études se penchent sur les champs de Sainte-Colombe. En avril 2014, le préfet autorise le projet d’aménagement de la zone Technopole Agen-Garonne. Encore faut-il que les terres, jusqu’alors agricoles, deviennent constructibles. Il faut donc réviser le plan d’occupation des sols. Ce qui est fait. Or, ce nouveau Plan local d’urbanisme (ancien POS) est annulé en février 2015, redonnant ainsi aux terrains concernés leur caractère agricole, et les rendant donc inconstructibles. Ce qui entraîne, le 22 décembre 2015, l’annulation par le même tribunal administratif de Bordeaux, de l’autorisation préfectorale pour ce projet. Lire la suite

Politique – Trois questions à… Emmanuel Eyssalet

Membre de l’opposition de gauche, Emmanuel Eyssalet se montre très critique, et met dos à dos le candidat Jean Dionis et le maire Dionis Jean.

Quel regard portez-vous sur cette année qui s’achève, s’agissant de l’action de l’équipe municipale élue en 2014 ?

Passée l’euphorie de 2014, la déception des Agenais devient palpable. Le maire se félicite des réalisations tardives promises en 2009 : maison des enfants (ancienne école Charles-Duffour), rénovation de l’école Scaliger initialement prévue en 2010… Grand bien lui fasse. Car, pour le nouveau mandat, ça commence plutôt mal. Lire la suite

Une motion de soutien en faveur du maintien de la brigade des douanes

La motion avait été présentée lors du dernier conseil municipal mais elle n’avait pas été soumise au vote. Emmanuel Eyssalet a une nouvelle fois exposé samedi la motion portant sur la restructuration du bureau des douanes et la disparition de la brigade de surveillance et d’intervention des douanes d’Agen.201511302396-full

«La démarche de modernisation de l’action publique engagée par le gouvernement, dans un contexte budgétaire contraint, a amené le ministère des Finances à élaborer un projet stratégique qui doit progressivement se traduire dans les nouvelles modalités d’action de la douane, notamment dans son organisation», débute le texte. Outre la restructuration du service territorial avec la dématérialisation des procédures de perception d’impôts indirects et de recettes, la brigade de surveillance et d’intervention d’Agen serait impactée et rattachée à Arcachon. Lire la suite

Centres de loisirs : factures et réactions rétroactives

Le conseil municipal de lundi aurait pu être le théâtre d’un rassemblement de parents. Ce ne devrait pas être le cas, même si la grogne est réelle. en cause, une facture adressée aux familles dont la progéniture fréquente les centres de loisirs et utilise les moyens de transports dédiés entre les Îles et Donnefort, le mercredi.

Le 18 septembre lors d’une précédente séance de conseil municipal, les élus ont délibéré sur le coût de ce transport désormais payant. Et parmi les familles utilisatrices, des parents ont remarqué que la note avait un goût salé, avec effet rétroactif, puisque la facture prend en compte l’ensemble du mois de septembre, avant le vote au conseil. L’augmentation globale (transport payant et augmentation des tarifs) est de 65% dans certains cas. Une famille avec deux enfants voit ce même tarif passer de 3,20 € à 5,30 € par tête. Si le rassemblement des parents ne semble plus à l’ordre du jour, le chef de file de l’opposition socialiste, Emmanuel Eyssalet, s’interroge à voix haute avant lundi : «On fait payer 10 000 € supplémentaires aux familles alors que le service de transports était gratuit et par ailleurs, la municipalité augmente ses dépenses de communication de 15 000 € (nouveau prestataire après appel d’offres, NDLR). Est-ce à dire que l’argent des familles est détourné au profit de la com’ du maire ?» Eyssalet pose également la question de cette «rétroactivité» des frais de transports qu’il considère à tort ou à raison «illégale.» Ce point n’est pas à l’ordre du jour. Lire la suite

Eyssalet : «Dionis, c’est de la politique spectacle»

Premier conseil municipal depuis l’été demain samedi. L’accueil des réfugiés et une délibération de l’Amicale des maires visant à dénoncer la baisse des subventions d’État aux communes.

Avant l’été, vous vous êtes exprimé sur la volte-face du maire concernant les choix du gouvernement. Vous persistez ?

J’attends un vrai show samedi. Jean Dionis, c’est la quintessence de la politique spectacle et il choisit les bons moments. Avant le scrutin municipal, il était question de BMS-Upsa. Avant les élections départementales, on l’a entendu sur l’enseignement et les écoles prioritaires. On est à trois mois des régionales, il est candidat et il bouge sur le soutien à l’Association des maires de France. Je n’ai pas le sentiment qu’il a l’intérêt général chevillé au corps. À chaque fois il se saisit d’un événement. Lire la suite

Agen : le budget primitif vu par l’opposition

Selon le socialiste Emmanuel Eyssalet, Jean Dionis obéit au triptyque suivant : « 2015, on réfléchit ; 2016, on lance les chantiers ; 2017 on inaugure. Après, il n’y aura plus rien.1889753_805_9175660_800x400

« Je n’ai jamais vu autant de mensonges. Jean Dionis devrait songer à se rendre du côté de Moncrabeau. Le maire d’Agen a été élu avec un programme chiffré à 50 millions d’euros – le nôtre était de 32* millions – dont il savait parfaitement qu’il n’était pas tenable, et voilà où on en est aujourd’hui. » Emmanuel Eyssalet, conseiller municipal socialiste, est plutôt remonté à quelques heures du vote du budget en conseil municipal. Mais il ne se dit aucunement surpris. « En revanche, pour les Agenais, ça va être la douche froide. » Lire la suite

Les deux pieds sur le frein

Lors du débat d’orientation budgétaire, hier soir, les élus ont partagé un même constat et acté de fait un coup de canif budgétaire dans le contrat municipal.

Avant d’en venir aux mots, hier soir, les élus du Conseil municipal ont observé une minute de silence en mémoire de Guy Saint-Martin (lire en page 16). Hormis le débat d’orientation budgétaire, les autres dossiers du jour n’ayant « une importance que purement administrative », les élus ont pris leur temps de dessiner les stratégies en la matière. Viendra ensuite l’heure de débattre du budget, le 13 avril. Lire la suite

Agen : « Les inégalités entre les quartiers se creusent », selon Emmanuel Eyssalet

Sept mois se sont écoulés depuis les municipales. Sept mois pendant lesquels Emmanuel Eyssalet, qui effectue son premier mandat de conseiller municipal, et de surcroît son premier mandat de leader de l’opposition, a découvert le fonctionnement d’une municipalité et d’une agglomération. Le point, avec lui, sur ses premiers pas et sur les dossiers qui l’ont interpellé : mutualisation des services, rythmes scolaires, aménagement urbain, assises de la culture, sécurité, etc.

Sud-Ouest : Le maire d’’Agen et président de l’’Agglomération d’’Agen, Jean Dionis, a fait de la mutualisation des services entre la Ville et l’’Agglo une priorité. Que pensez-vous de ce projet ?

Je ne peux pas commenter grand-chose puisque je n’ai pas eu accès à l’’étude confiée à un cabinet spécialisé. Dans l’’absolu, je crois que la mutualisation est un bon moyen de faire des économies sur les services supports tels que les achats, la paye, les magasins…

En revanche, sur les postes opérationnels de catégorie C, l’’objectif à terme de ne pas remplacer un poste sur deux libérés par des départs à la retraite m’’inquiète.D’’ailleurs, Lire la suite