Centres de loisirs : factures et réactions rétroactives

Le conseil municipal de lundi aurait pu être le théâtre d’un rassemblement de parents. Ce ne devrait pas être le cas, même si la grogne est réelle. en cause, une facture adressée aux familles dont la progéniture fréquente les centres de loisirs et utilise les moyens de transports dédiés entre les Îles et Donnefort, le mercredi.

Le 18 septembre lors d’une précédente séance de conseil municipal, les élus ont délibéré sur le coût de ce transport désormais payant. Et parmi les familles utilisatrices, des parents ont remarqué que la note avait un goût salé, avec effet rétroactif, puisque la facture prend en compte l’ensemble du mois de septembre, avant le vote au conseil. L’augmentation globale (transport payant et augmentation des tarifs) est de 65% dans certains cas. Une famille avec deux enfants voit ce même tarif passer de 3,20 € à 5,30 € par tête. Si le rassemblement des parents ne semble plus à l’ordre du jour, le chef de file de l’opposition socialiste, Emmanuel Eyssalet, s’interroge à voix haute avant lundi : «On fait payer 10 000 € supplémentaires aux familles alors que le service de transports était gratuit et par ailleurs, la municipalité augmente ses dépenses de communication de 15 000 € (nouveau prestataire après appel d’offres, NDLR). Est-ce à dire que l’argent des familles est détourné au profit de la com’ du maire ?» Eyssalet pose également la question de cette «rétroactivité» des frais de transports qu’il considère à tort ou à raison «illégale.» Ce point n’est pas à l’ordre du jour.

Contrat de ville

L’un des gros morceaux du rendez-vous de lundi est l’adoption du contrat de ville et sa déclinaison pour les trois quartiers ciblés, Montanou, Rodrigues-Barleté et le Pin. Des renouvellements de convention de partenariat sont également soumises au vote tardif, dont celle qui lie pour 90 000 € la ville à la SASP du SUA au titre de la «promotion de l’image de la ville» pour la saison en cours. A
djointe à la culture, Laurence Maïoroff doit également présenter le projet d’établissement concernant le conservatoire (CRDA), désormais marié pour sa gestion par une direction commune avec son cousin de Marmande. Lecture doit être faite aussi des rapports d’activité 2014 de la fourrière automobile par délégation de service public (89 000 € de chiffre d’affaires), du stationnement ou de l’accueil petite enfance confiés à des sociétés privées, ou encore de la vidéoprotection. Cette séance de conseil municipal doit aussi être l’occasion pour le maire Jean Dionis d’annoncer des ajustements techniques au sein de son gouvernement. Une part de ses ministres (adjoints) et secrétaires d’État (conseillers délégués) vont voir le contenu de leurs délégations modifié. De nouveaux noms et visages doivent également apparaître dans l’opposition Front National, à la suite des démissions d’Hélène Collet et Alain Ribère.

La Dépêche du Midi

http://www.ladepeche.fr/article/2015/11/07/2212886-centres-de-loisirs-factures-et-reactions-retroactives.html8

 

 

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