Emmanuel Eyssalet, après sa défaite à Agen : « je m’’y étais préparé »

Il n’est pas étonné par la défaite. Son principal regret restera, dit-il, l’absence de débat.

Je m’’y étais préparé. Samedi, j’’ai réuni toute mon équipe pour leur dire que nous ne pourrions certainement pas dépasser les 25 % », déclarait hier après-midi Emmanuel Eyssalet, candidat socialiste à la mairie d’Agen. Justement, il entendait ainsi préparer ses troupes à un premier tour très difficile. Et rien ne garantissait une présence de la liste, le dimanche 30 mars. Et de fait. Même s’’il s’’en défend, l’’homme paraît relativement serein comme détaché. Physiquement, il n’’est pas encore marqué comme peut l’être étrangement Jean Dionis du Séjour (lire page précédente).

Coupage de rubans en masse

Sa défaite, il l’’analyse à plusieurs niveaux, sans hiérarchie précise : son manque de notoriété, son équipe, son programme, la campagne, la situation du PS au niveau national et la gauche agenaise. « Cette campagne n’’a jamais démarré, ce qui nous a pénalisés en terme de lisibilité face à un maire sortant qui a coupé des rubans depuis juin, et qui a programmé des réalisations abouties à point nommé. » Il raille une piscine fermée en plein été, un pôle multimodal inauguré alors même que les quais restent inaccessibles pour les personnes à mobilité réduite et un multiplexe sans parking en sous-sol. « Mais il fallait que tout soit prêt pour mars ! »

Dans un tel contexte, il reconnaît qu’’il a eu du mal à faire sa place dans cette campagne face à « un adversaire qui ne doute jamais et sait renverser les situations en sa faveur. C’’est dommage qu’’il n’’y ait pas eu de débat entre nous. Il y avait deux programmes différents et qui remettent en cause la politique de l’’agglomération. »

Horizon 2015 ou 2017 ?

Emmanuel Eyssalet compare les scores avec les autres candidats socialistes de l’’Agglo. « Hormis Garcia, mais qui était seul à gauche au Passage, je fais aussi bien que les autres. » Reste que sur Agen, les socialistes ne lui ont pas facilité la tâche. « Oui, on s’’est fait canarder de l’intérieur », admet-il, tout en ne regrettant pas d’être parti au combat et d’’y être parti sans Patricia Prioux-Henry.

Et demain ? « On va d’abord essayer d’analyser la part de responsabilité des différents facteurs précités qui nous ont conduits à ce score. Et surtout, je siégerai au conseil municipal. Il faut se concentrer sur la ville maintenant. Il faut conserver ce que nous avons bâti. Je suis motivé. »

À la question concernant un intérêt éventuel pour les cantonales de 2015, s’’il répond « non », il relance par une autre interrogation : « Avez-vous demandé à Jean Dionis s’’il était intéressé par les législatives ? Personne n’’a posé la question. Or s’’il est élu en 2017, il abandonnera la mairie… »

Valérie Deymes et Maryan Charruau

http://www.sudouest.fr/2014/03/25/je-m-y-etais-prepare-1503399-3603.php

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