LGV, Eyssalet seul contre tous… ou presque

Dimanche, Emmanuel Eyssalet, candidat socialiste à la mairie d’Agen, s’est prononcé contre la LGV. Une position surprenante, à contre-courant de nombreux élus PS.
201402042197-full L’annonce a surpris, et pas uniquement les personnes présentes dans la salle. Dans son discours en préambule de la présentation de ses 38 colisiters, Emmanuel Eyssalet a exprimé sa position concernant la LGV : «On s’opposera à cette ligne LGV». Ces quelques mots ont suffi à jeter un pavé dans la mare. En effet, en affirmant cette position, le candidat PS s’est mis dans une position à contre-courant de nombreux élus socialistes concernés par la question, parmi lesquels on retrouve Alain Rousset, président du conseil régional d’Aquitaine, Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, Pierre Camani, président du conseil général ou encore Matthias Fekl, député de Marmande et premier secrétaire fédéral du parti. Ce dernier explique : «Je ne partage pas la position d’Emmanuel Eyssalet mais il est libre de la défendre. La LGV se fera. Maintenant, l’enjeu prioritaire est la qualité de la ligne TER entre Bordeaux et Toulouse.» Pour Lucette Lousteau, cette prise de position semble se faire «un peu tardivement» mais elle ne voit «pas de remise en cause de la politique du gouvernement». Reste qu’au sein du PS, ils ne sont guère nombreux à s’être déclarés contre la LGV. Outre l’annonce, c’est surtout le timing qui a provoqué la surprise. L’explication pourrait se trouver dans les conditions de soutien d’Europe Écologie-Les Verts au candidat socialiste. «Si ce n’est pas la ligne officielle du PS d’être contre la LGV et contre la ZAC de Sainte-Colombe, on connaît depuis longtemps la position d’Emmanuel Eyssalet, défenseur d’une ligne plus à gauche au sein du PS.» Lionel Feuillas, responsable départemental d’Europe écologie-Les Verts n’est donc pas vraiment surpris de la position affichée clairement dimanche lors de la présentation de la liste de la Gauche Unie. «On verra sur le programme quelle sera la concrétisation de cette position-là, on attend encore d’autres positions claires sur l’éco-mobilité ou la présence du bio dans les cantines.»

Le soutien, «sans logo, seule les listes dans lesquelles nous sommes présents peut bénéficier du logo d’Europe écologie» démontre aussi «un problème interne qui est le manque de militant sur l’Agenais. C’est une période difficile sur Agen après les années Bédouret ou Dominique Renard qui sont encore membres du conseil municipal.» Après avoir discuté avec une cinquantaine d’anti-LGV, la semaine dernière, à l’occasion de l’inauguration du pôle multimodal, Jean Dionis du Séjour devra faire face à un autre opposant au projet : Emmanuel Eyssalet.


«Ce n’est pas une priorité»

Interrogé, le candidat Emmanuel eyssalet ne s’estime pas à contre-courant sur la LGV: «J’affirme ma position de manière différente par rapport aux autres. Maintenant, il faudra déjà voir, quand le tronçon Bordeaux-Tours sera achevé, où nous en sommes. Je crois savoir que le conseil général n’a pas encore fini de payer. Ce que j’affirme, c’est que ce projet de LGV n’est pas une priorité».

 

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