Quand Jean Dionis dépeint une situation catastrophique pour justifier des coupes budgétaires

Depuis 2012, la priorité des socialistes est de redresser les dépenses de l’Etat, de soutenir notre compétitivité et de préserver notre modèle de solidarité.

A ce titre, il est amorcé une baisse des dotations de l’Etat aux collectivités. On parle souvent de la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement (-4,2% en 2014). Mais, heureusement, ce n’est pas la seule dotation que les villes perçoivent. D’autres, dont le caractère est de renforcer la solidarité entre les territoires, sont soit nouvelles soit en hausse depuis 2012.

Pour notre ville, le montant global de l’ensemble des dotations de l’Etat pour 2014 est en baisse de 152 mille euros par rapport à 2013. Cette baisse est inférieure à 0,5 % d’un budget qui s’élève à 41 millions d’euros. Pas de quoi, donc, pousser des cris d’orfraie.

Malgré tout, Jean Dionis du Séjour annonce volontairement une évolution catastrophique de ces recettes pour justifier des coupes dans les dépenses publiques et réaliser des économies sur les services municipaux sans précédent.

Ainsi, discrètement, sur un air de confesse, le budget qu’il nous livre fait naturellement apparaitre deux tendances. La première se traduit par l’augmentation des tarifs des services municipaux et la baisse programmée des subventions aux associations ; la seconde est liée à la difficulté du financement des investissements promis.

Alors que la crise est longue et éprouvante pour tous mais surtout pour les plus précaires, Jean Dionis fait le choix de services de moins en moins accessibles et de plus en plus chers. Depuis qu’il est maire, les Agenais déboursent tous les ans 400 000 euros de plus pour accéder à des prestations dont les prix se sont envolés. On se souvient du tarif du repas à la cantine qui est passé de 3,65€ à 4,90€. Demain, il faudra s’acquitter de nouveaux « droits » payants, comme le droit d’inscription à la crèche ! Sans compter l’arrivée de dispositifs comme les contraventions électroniques. Sans avoir à augmenter les impôts, tout est bon pour améliorer les recettes.

La seconde tendance est la difficulté à financer des investissements, après des années de surinvestissement pour motif électoral. Je  déplore, là, l’absence de vision de l’avenir et sur le long terme. Jean Dionis remet le cap sur les investissements comme il l’a fait précédemment. Et  à ce jeu là, il nous amène droit dans le mur. Déjà, je ne crois pas que les 63 millions d’investissements du mandat précédent permettront de retrouver l’attractivité perdue de notre ville ou qu’ils aient créé beaucoup d’emplois. Je doute que les 54 millions prochains qu’il s’apprête à dépenser y parviennent.

Ce qui est sûr, c’est qu’à ce rythme il n’y aura plus aucune marge de manœuvre en fin de mandat. Les finances seront dans le rouge, une situation que notre ville a déjà connue. Le maire semble s’en contenter. Au diable ses successeurs et advienne que pourra.

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