Quand Jean Dionis distribue l’argent public au privé

PV

Le problème concernant le multiplexe est sans aucun doute le lieu de son implantation. Comme le dénonce Philippe Dejust, dans l’édition de la Dépêche du Midi de ce Samedi 30 Novembre, cette activité commerciale draine une clientèle située dans un rayon de 40 kms. Un tel rayonnement nécessite une capacité de stationnement conséquente, capable d’absorber l’ensemble des véhicules, et de taille suffisamment grande pour permettre d’accélérer les rotations entre les séances. On compte, pour ce genre de commerce, un véhicule pour trois clients.

Entêté à ne pas mettre le cinéma à Donnefort, une infrastructure sans doute trop belle pour le Nord de la ville, Jean Dionis du Séjour a longtemps cherché un lieu d’implantation : Prairie, Gravier… Le choix du cinéma en centre-ville s’est toujours heurté au problème du stationnement.

Entêté toujours, Jean Dionis du Séjour a promis un parking en sous-sol dont nous savions à l’avance le coût exorbitant de sa réalisation : 30 000 € la place.

A bout de solutions, l’improvisation fait sa place, une place qui coûtera cher. Ainsi, la ville a signé une convention de mise à disposition avec EFFIA, le gestionnaire du parking de la gare, qui consiste à réserver 300 places sur les 515 qu’il compte.  Chaque stationnement d’un client du multiplexe sera facturé à la ville 1.64 €.

300 places à 1.64 €, pour 2 à 3 séances par jour, multiplié par 365 jours, voilà qui fera certainement plus que le loyer versé par CapCinéma : 75 000 € par an, versés à partir de 2020.

Le cinéma en centre-ville pour Jean Dionis du Séjour n’a pas de prix. Il en aura un pour le contribuable agenais.

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