Technopole Agen-Garonne : la procédure est relancée

«Une procédure mal partie est une procédure mal arrivée» commentait Henri Tandonnet, selon ce qu’il se dit dans le milieu juridique. Nouveau rebondissement dans l’histoire du Technopole Agen-Garonne, jeudi, en conseil communautaire…

Une fois c’est oui, une fois c’est non. Le feuilleton relatif à la création du Technopole Agen-Garonne continue. L’Agglomération d’Agen a décidé d’installer, sur la commune de Sainte-Colombe- en- Bruilhois (et Brax), une zone d’activité concertée nommée Technopole Agen-Garonne. La genèse du projet remonte à 2005, lorsque la CCI de Lot-et-Garonne demande plus de terres pour accueillir de nouvelles entreprises. En 2008, pour la première fois, les études se penchent sur les champs de Sainte-Colombe. En avril 2014, le préfet autorise le projet d’aménagement de la zone Technopole Agen-Garonne. Encore faut-il que les terres, jusqu’alors agricoles, deviennent constructibles. Il faut donc réviser le plan d’occupation des sols. Ce qui est fait. Or, ce nouveau Plan local d’urbanisme (ancien POS) est annulé en février 2015, redonnant ainsi aux terrains concernés leur caractère agricole, et les rendant donc inconstructibles. Ce qui entraîne, le 22 décembre 2015, l’annulation par le même tribunal administratif de Bordeaux, de l’autorisation préfectorale pour ce projet. Pour l’agglomération, qui ne renonce pas, il faut faire appel au dernier jugement — ce qu’elle n’envisage pas — ou relancer une nouvelle déclaration d’intérêt public auprès de Madame le préfet de Lot-et-Garonne afin de pouvoir poursuivre les procédures d’expropriations et commencer les travaux. C’est ce qu’elle a soumis aux votes des conseillers communautaires jeudi soir. Rappelons que sur ces terres, devrait passer la future ligne à grande vitesse. Ou pas si la LGV ne se fait pas. Rappelons aussi qu’un propriétaire terrien résiste et n’entend pas céder, Joseph Bonotto.

Emmanuel Eyssalet est intervenu lors du conseil communautaire et a d’abord rappelé que l’agglomération disposait déjà de foncier tout équipé — dont station de traitement des eaux — pour accueillir des entreprises : à l’Agropole (28 hectares) notamment, mais aussi sur le site de Donnefort à Agen, à la zone Jean-Malèze (30 hectares) «qui ne se trouve qu’à 7 minutes de l’échangeur autoroutier existant grâce à la « rocade Angotti-Clouché »». Emmanuel Eyssalet signifiait ainsi que le projet de cette déviation ne datait pas de l’ère Dionis. Soit dit en passant.

Le conseiller communautaire socialiste, élu dans l’oppositionà la ville d’Agen, remarquait les frais qui s’accumulaient, faisant grimper le budget du Technopole Agen-Garonne. Et qu’il valait mieux «attendre l’arrivée de la rocade ouest (autoroute-futur pont de Camélat) et du deuxième échangeur autoroutier avant de commencer les travaux.»

L’écologiste Anne Loubriat demandait encore une fois au président Dionis d’informer sur toutes les terres propices à l’installation d’entreprises sur l’Agglomération, y compris les deux nouvelles communes dont Castelculier. Jean Dionis rappelait que l’Etat était en train de revoir le PPRI, plan de prévention des risques d’inondations. Et que cela risquait à lui seul de mettre tout le monde d’accord sur la disponibilité ou pas de terres à construire. Sainte-Colombe étant à l’abri des risques naturels. «Le projet est complètement parti, on a acheté 130 hectares, la ZAC est définitive» a déclaré pour conclure le président de l’Agglomération.

C.D.V.

http://www.ladepeche.fr/article/2016/01/16/2256996-technopole-agen-garonne-la-procedure-est-relancee.html

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